Une saison à Chatel été 2018

Je suis tombé amoureux du Mali en 1995. Depuis, j'y passe deux à trois mois chaque hiver et un mois l'été. J'achète dans ce pays des objets artisanaux et ethniques que je vends dans ma galerie. J'en achète aussi quelques-uns en Côte d'ivoire et au Burkina Faso. Je ne connaissais rien è l'Afrique et è l'art africain avant 1995. J'ai rencontré Ià-bas un Français, Monsieur Bertin, qui a étudié la société bambara pendant 10 ans. Il m'a formé, m'a appris la signification des objets. Les pièces ethniques que j'expose et que je vends sont des masques rituels ou des statues d'ancêtres qui ont eu une vie, lors de cérémonies notamment. Les objets issus de l'artisanat sont souvent très colorés.

« Je n'achète pas énormément de pièces. Cet hiver, j'en ai acheté une dizaine. La qualité m'importe plus que la quantité. Je suis rentré de mon dernier voyage au Mali le 15 février. C'était les 36 e fois que je m'y rendais. Le peuple Malien est étonnant. En dépit de la guerre qui touche ce pays en ce moment, je m'y sens très bien. »

« Originaire de Riom, j'habite Châtel et j'y ai tout naturellement mon commerce. C'est une petite ville où on a à peu près tout. Ce n'est pas le cas de toutes les villes de même dimension. Et puis on a une qualité de vie sympa... il y a la forêt tout autour... Souvent, on me dit, installe-toi à Clermont Ferrand, tu y serais mieux pour ton activité. Mais je suis persuadé que non. »